Bénitier représentant la crucifixion du Christ et un groupe sculptural de la crucifixion, situé dans un édifice sacré de style baroque

680,00 

Délai de livraison : 7-14 días

Description

Type : poterie d’atelier

Ébauche : inconnue

Réalisation : inconnue

Objet : bénitier

Matériau : argile avec glaçure au plomb

Dimensions : hauteur : 31 cm, largeur : 13,8 cm, profondeur : 7 cm

Tesson : clairs

Surface : jaunâtre avec des taches noires et rougeâtres

Année de fabrication : probablement XVIIe/XVIIIe siècle (voir détails)

État : pièces manquantes, lacunes, dommages ; le bénitier a été recollé

Signature/marque : aucune

Détails :
Le bénitier allie la forme d’une chaire à balustrade de style gothique, servant de cuvette pour recueillir l’eau bénite, à un crucifix accompagné de figures mariales, logé dans une édicule dotée d’un fronton classique et de colonnes salomoniennes typiques du baroque. Le fronton est surmonté, à son acrotère, de la croix du Golgotha ou croix d’Adam, un motif fréquemment utilisé à l’époque baroque et néoclassique.

On peut procéder à une interprétation verticale, de bas en haut, en commençant par la balustrade, qui ressemble presque à une loggia et pourrait représenter la vie terrestre, pour passer ensuite à l’édicule, où est représentée la Passion du Christ, et aboutir enfin au crâne, qui symbolise la mort de l’homme, mais qui est placé au point le plus élevé de l’ensemble, ce qui représenterait le ciel et, par là même, le triomphe céleste.

Autrement dit, d’un point de vue iconographique, cette œuvre pourrait dater du XVIIe ou du XVIIIe siècle. L’utilisation du noir et du rouge servait à créer des contrastes clair-obscur. Le noir symbolisait la mort et le péché, le rouge le sang du Christ. Cette palette de couleurs correspond au caractère dramatique typique du baroque.

Cependant, malgré sa complexité, on remarque le manque de précision dans les détails des figures humaines, notamment au niveau des visages, ce qui laisse supposer qu’elle était destinée à un usage domestique.

Sur le côté droit, on observe des traces d’une sorte d’argile rougeâtre qui semble recouvrir la glaçure et s’y incruster, ce qui suggère que cette pièce était reliée à une autre et qu’elles ont été émaillées ensemble. Le bénitier était probablement fixé soit à une partie d’un poêle en faïence, soit à un autel domestique. Dans l’ensemble, la pièce est recouverte sur sa face avant d’un émail transparent, en partie jaunâtre, qui est très probablement un émail au plomb.